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Etape 9 - : Ksar Ghilane – Djerba. Dernière étape de ce Rallye de Tunisie. Après ma casse moteur, j'ai écopé de 5h00 de pénalités. J'ai pris le départ de cette ultime spéciale en 39ème position, 33 minutes après le premier à s'élancer. J'ai attaqué du début à la fin, doublé plus de 25 pilotes et signé le meilleur temps du jour. Je n'avais plus rien à perdre, pas à préserver la mécanique pour assurer le podium, j'ai tout donné. Je suis content d'avoir terminé le rallye en gagnant cette spéciale avec 7 minutes d'avance sur le second. Ce matin (dimanche), nous avons embarqué le camion sur le bateau. Quant à nous, nous repartons mercredi matin en avion pour Marseille. Je serai de retour jeudi matin. A bientôt, Thierry. Etape 8 - : El Borma – Ksar Ghilane. Aujourd'hui, le podium s'est envolé à 10 km de l'arrivée de la spéciale. Tout allait pourtant bien, j'étais 3ème au CP1, et j'avais pris de l'avance sur mes poursuivants directs au classement général. Mais mon moteur en a décidé autrement. Nous l'ouvrirons afin d'analyser la cause, beaucoup de 450 ont cassé sur les parties roulantes, peut-être à cause du carburant. Après ma casse, je suis rentré au bivouac grâce à un hélicoptère de l'organisation, puis nous avons trouvé un 4x4 pour aller récupérer la moto. Je suis vraiment très déçu de passer si près du podium. En discutant avec Neness et Bruno, on a décidé de changer le moteur pour que je cours l'étape de demain et terminer le rallye. Etape 7 - : Sinawin – El Borma. Une journée difficile. Au départ de cette spéciale, je roule seul et fort, je navigue bien, tout se passe pour le mieux, jusqu'à ce que je heurte un arbuste. Je tombe assez violement. Je me relève avec mal à un genou, et le guidon bien plié. Je repars, la douleur est supportable et le guidon tordu, je fais avec. Toute cette première partie jusqu'au CP1 est assez rapide et technique. J'arrive 5ème au CP1. Après ma chute, les dégats sont limités. Je repars pour une deuxième partie faite de dunes. Je remonte sur Michel Marchini et Olivier Pain qui étaient perdus. Je trouve la bonne piste et ouvre la voie aux autres, mais je perds 15 à 20 minutes dans l'histoire. Arrivé au CP2, je ne suis que 25ème. Pour la dernière partie, du CP2 à l'arrivée, la piste est très rapide et roulante. Là, je suis à fond, c'est à dire 145/150 km/h. Il y a environ 50 km comme ça, et les 690 cm3 me déposent proprement en roulant à environ 170 km/h. Rien à faire pour les suivre, c'est assez rageant. A l'arrivée de la spéciale, je suis classé 7ème. Je limite les dégats malgré une grosse chute et une longue séance de "jardinage", c'est quand même mieux que Michel Marchini qui a cassé son moteur et a donc abandonné. Il possédait une confortable avance au classement général, mais ça fait partie des aléas des sports mécaniques. Ce soir, j'ai pris des anti-inflamatoires pour mon genou toujours douloureux, mais ça ne me posera pas de problème pour rouler les 2 dernières étapes, étapes ou il va falloir attaquer et surtout ne pas se perdre. Etape 6 - : Idri – Sinawin. Et bien aujourd'hui, l'étape la plus longue du rallye a été neutralisée car hier soir, pas mal de pilotes manquaient au bivouac. Entre rapatriement par le camion balai qui s'est retourné (!) heureusement sans gravité, et récupération par hélicoptère, l'organisation a préféré jouer la sécurité. Nous avons donc effectué le parcours prévu de la spéciale, mais sans chrono. Cette neutralisation n'arrange pas mes affaires, une étape aussi longue aurait peut-être pu permettre de faire la différence et rattraper du temps. Demain matin, le lever est prévu dès 2h00, pour prendre la route à 4h00 ; nous quitterons la Lybie pour retourner en Tunisie et le passage en douane prend un peu de temps. Il reste encore 3 étapes d'un total de 882 km chronométrés, je vais continuer à attaquer et à rester concentré sur la navigation, car dans ce sport, tant que la ligne d'arrivée n'est pas passée, tout reste possible. Etape 5 - : Idri – Idri. Une étape de folie... Je suis parti le couteau entre les dents. J'ai attaqué dès le début, rattrapé Michel Marchini et nous sommes arrivés ensemble au CP1. J'étais en tête de l'étape, tout se présentait au mieux. Du hors-piste vraiment fantastique, des dunes d'une hauteur incroyable, des descentes de 300 mètres, la surprise derrière chaque crète. Après le CP1, je roulais au cap suivi de Michel Marchini. Et pour ceux qui ont vu le film de mon premier Shamrock, j'ai refait le même saut de dune, mais en pire... Je me suis retrouvé dans le vide, j'ai atterri vers le milieu de la descente, plutôt violement : le guidon m'a échapé des mains, j'ai dévalé la pente la tête écrasée sur le road-book et les bras ballants le long du réservoir... J'ai réussi à rattraper le guidon en bas je ne sais pas trop comment, je ne suis pas tombé mais vraiment une grosse frayeur. Et là, tout de suite j'ai pensé à Michel qui me suivait. Je me suis arrêté, je l'ai vu s'envoler et chuter très lourdement. Je me suis précipité pour aller le voir, il était inconscient ; ça a duré environ 3 minutes interminables avant qu'il ne commence à reprendre ses esprits. Je l'ai aidé à se relever, il allait à peu près bien alors nous sommes repartis, moi devant, tout doucement pour qu'il me suive. Je le surveillais tout le temps, j'avais trop peur qu'il reperde connaissance. On a pu progressivement augmenter un peu le rythme, mais sans jamais rouler au maximum. Je termine quand même 3ème de l'étape, mais ce soir, l'important c'est que Michel aille bien. J'étais parti pour gagner l'étape, mais jamais je ne pourrai laisser quelqu'un derrière moi en danger. Ce soir, pas d'assistance après une étape marathon, ils sont déjà partis vers le prochain bivouac. J'ai récupéré ma toile de tente, et m'en vais creuser mon trou derrière une dune ; ici les "commodités" sont précaires. L'important dans ces étapes marathon (sans assistance), c'est d'avoir une moto fiable, et pour moi ce soir ma Honda ne m'imposera pas une longue séance de mécanique, juste les vérifications courantes. Demain sera l'étape la plus longue du rallye. Etape 4 - : Al Qaryat – Idri. La journée presque parfaite... 10 km après le départ, il me manque un repère sur la piste par rapport au road-book. Je cherche un peu, j'ai peur de me tromper. Une fois bien recalé, j'attaque sur une piste dure, encore caillouteuse, mais plutôt roulante. J'étais à 140/150 km/h jusqu'au CP1 où je suis annoncé 1er. Après le ravitaillement, le commissaire me fait reprendre la piste 3 minutes trop tôt. Je rattrape peu après Olivier Pain, et on termine la spéciale roue dans roue, sur une centaine de km de dunes, un vrai régal. Nous sommes aussi passés dans un canyon magnifique, avec une mer de dune en arrière plan, le paysage était d'une beauté incroyable, à couper le souffle. A l'arrivée, je suis annoncé vainqueur, jusqu'à ce que l'organisation me fasse part de l'erreur de départ du CP1, on me rajoute donc 3 minutes et je termine en fait second de l'étape. Je remonte à la 3ème place du classement général, à une vingtaine de minutes du second, et 45 du leader. Nous arriverons demain à la moitié du rallye, je devrai rester vigilant sur la navigation et continuer à attaquer pour reprendre du temps aux 2 premiers. Sinon, les nuits sont très très fraiches, et les journées très chaudes. Ce soir, le bivouac se trouve en plein désert, au milieu de nul part c'est assez magique. A demain pour une étape pratiquement 100% sable, donc du pur plaisir à piloter en perspective, et encore de nouveaux paysages. Etape 3 - : Nalut – Al Qaryat. Je pensais voir le sable, mais je n'ai vu que des cailloux, encore des cailloux… Sur ces pistes piégeuses, il est sûr d'une chose : il ne faut pas tomber ; le risque est de percer un réservoir. Un tout début d'étape pourtant mal engagé : je me perds, il me faut un certain temps pour retrouver la piste. Il a fallu donner du gaz pour tenter de refaire le retard pris, dans la poussière des concurrents que j'ai pu remonter. Au CP1 je pointe donc en 13ème place 6ème au CP2. A l'arrivée, je termine 6ème de l'étape et conserve ma 5ème place au général. Demain, l'étape sera variée, beaucoup de pistes et un peu de sable. Il paraît que nous verrons réellement les dunes à la cinquième étape, vivement mardi. Etape 2 - Matmata - Nalut. Un bonjour de la Lybie où la température est de plus en plus chaude. Je suis parti en 12ème position sur une piste composée essentiellement de roche. Aujourd'hui, j'ai pris un bon rythme dès le départ, doublé quelques concurrents malgré leur poussière. Les conditions de course ne m'étaient pas trop favorables, mais je pointe tout de même 3ème au premier contrôle de passage. Au second CP, je suis encore 3ème, je pense même revenir sur les 2 premiers. Mais à une cinquantaine de km de l'arrivée, je fais une erreur de navigation, je perds beaucoup de temps et je termine finalement 5ème de l'étape, et remonte également à cette place au classement général. Il reste 6 étapes, on est vraiment au tout début du rallye, et le meilleur reste à venir. Au niveau mécanique, ma Honda fonctionne à merveille, Neness ne fait principalement que de la vérification et Bruno s'éclate au volant du camion... Tout le monde est content d'être là et l'ambiance est excellente. Etape 1 - Tunis - Matmata. L'étape d'aujourd'hui n'est pas de celles que j'apprécie le plus. Une première partie montagneuse, rocailleuse, sinueuse, puis plus roulante, mais avec beaucoup d'arbres, un peu style enduro. J'ai mis du temps à rentrer dans le bain et commis une petite erreur de navigation qui me coûte un certain nombre de places, puis j'ai fini par prendre un bon rythme mais c'était déjà l'arrivée. Sur 25 km, une étape donc très courte, les temps sont tous serrés. Un classement d'étape un peu décevant à la 14ème place, ce qui me met 12ème au général, à 2 minutes du premier. Demain samedi, la spéciale fera 295 km, la piste semble être du même gabarit, peut-être encore plus montagneuse, l'organisation anonce une piste de crête, cassante et empierrée, et préconise la prudence. J'espère m'adapter plus rapidement qu'aujourd'hui au terrain. Marseille, le prologue. Hier soir a eu lieu le prologue du Rallye de Tunisie à Marseille. Départ du vieux port (magnifique) pour 10 km de liaison et rejoindre cette première spéciale de 2,5 km. Sur une distance aussi courte, les écarts ne peuvent être importants, sauf chute. Et des chutes, il y en a eu quelques unes, certains ont déjà passé leur soirée à faire de la mécanique. La piste était en effet piégeuse, faite de cailloux roulants ou d'herbe glissante. J'ai attaqué sans commettre d'erreurs comme les plus "chauds". Les résultats n'ont étés publiés que ce matin, je termine 7ème, à seulement 8 secondes du premier. Ce matin, nous avons embarqué sur le bateau, direction Tunis. Demain, la première étape sera plutôt courte : 25 km, et samedi, les choses plus sérieuses vont commencer. Rallye de Tunisie, c'est parti…. Départ aujourd'hui lundi via Marseille, d'où sera donné le top départ pour le Rallye de Tunisie. Impatience et joie de retrouver enfin ce continent africain. 9 jours de course sur certaines pistes vierges de toute compétition, et une grande boucle en Libye. Le parcours fait plus de 4000 kms entre la Tunisie et la Libye. Comme le Dakar, la navigation a une part importante et les pistes ont leur pièges qu'il va falloir deviner, anticiper et déjouer. Je partirai avec le numéro 2. Le rallye doit être suivi par les grandes chaines nationales françaises (dans les JT des émissions sportives), ainsi que Sports TV (Flash à 19h30 et résumé à 21h), TMC (image du jour à 20h30), Sport+ (résumé à 19h30), Euronews, NT1 (résumé à 0h), Direct 8, AB Moteurs (résumé à 21h) et Eurosport pour la France. Concernant le team, je pars avec Grégoire Blondel comme porteur d'eau, Neness et son savoir faire en mécanique inégalable, le camion encore flambant neuf drivé par Bruno qui officiera également en mécanique, et ma 450 Honda qui était déjà prête début janvier pour le Dakar. Thierry Petit rappel des dates : Enduropale du Touquet Bonjour, Un petit bilan sur l'enduro du Touquet qui s'est malheureusement terminé par un abandon. Après un départ moyen, je boucle le premier tour à la 16ème place. Premier problème, mon amortisseur de direction est réglé trop dur, et j'ai du mal à changer de trajectoires et tourner. Je remonte jusqu'à la huitième place, et, peu avant la fin de la seconde heure, j'entends un bruit au niveau du moteur. Je continue car le 2ème ravitaillement est proche et je me dis qu'on va prendre quelques minutes pour regarder. Une fois aux stands, j'ai de l'huile moteur sur les bottes, on regarde bien et on découvre que le cache culbuteurs est fêlé. Si je repars, le moteur cassera rapidement, aucune chance d'aller au bout. A contre coeur, et pour la seconde fois en 14 participations, nous décidons de jeter l'éponge. J'ai suivi la fin de la course sur un écran du team Yamaha, il paraît que le rouge de mon blouson Honda se voyait bien à la télévision au milieu du bleu... Suite de mon programme : le Rallye de Tunisie à partir du 23 avril. Pilotage et navigation au coeur d'Ergs, de Chots, de Djebels, de Canyons et d'Oueds verdoyants, avec un soupçon de sable Lybien, j'ai hate de retrouver le continent africain. A bientôt, Thierry. HOSSEGOR – 13 janvier 2008 J'ai pu m'engager in extremis pour l'endurance d'Hossegor en vue de me préparer pour le Touquet. En effet, cette course est basée sur le même format, c'est une course de plage, et elle sert de dernière répétition avant la grand messe de l'Enduropale pour tous les spécialistes. C'était donc un excellent guide pour juger la préparation de la moto et par la même occasion m'offrir un entraînement de choc durant 2h30. Nous étions 300 à prendre le départ couvert sur 2 lignes. Malgré un placement en 2 ème ligne, j'accroche la 10 ème place en fin de ligne droite. Je remonte rapidement 6 ème derrière tous les favoris Potisek, Paget, Deudon, Moussé et Demester. Rude bagarre pendant près des 3/4 de la course. Lorsque la piste a commencé à réellement se dégrader, y compris la ligne droite de retour sur la plage, je me suis fait quelques frayeurs dues à un réglage moyen de l'amortisseur. Puis, juste devant Barbara, la chute. Je me suis fait éjecter violemment de la moto, je suis passé par-dessus le guidon. J'ai mis un peu de temps à repartir, rien de cassé pour le bonhomme, mais le levier d'embrayage n'a pas apprécié le traitement. Passage aux stands obligatoire pour régler ce problème. Les premiers étaient déjà loin quand j'ai repris la moto et je termine finalement 17 ème . Cette course était importante, elle a permis de voir que j'avais le rythme des meilleurs avant ma chute et avec des réglages de suspensions très moyens. Nous avons déjà travaillé sur la partie cycle pour améliorer le comportement de la moto, j'ai roulé dans le sable cette semaine pour valider nos choix, puis ensuite, j'alternerai vélo et moto pour être prêt le 3 février.PrécisionPour en revenir au Dakar, aussi grande que puisse être ma déception devant l'annulation de l'épreuve, je prends en compte la vôtre. Je sais que vous attendiez tous ce moment avec impatience. C'est pourquoi, je vais basculer tout mon budget Dakar sur le rallye de Tunisie fin avril (où je suis d'ores et déjà engagé) et un ou deux autres dans l'année. Devant l'annulation du Dakar et vu la médiatisation de celui-ci, TF1 qui depuis longtemps n'avait pas eu l'occasion de retransmettre des rallyes, vient de valider sa présence sur le Rallye de Tunisie. Celui-ci sera donc retransmis par TF1, Eurosport France et Eurosport International. Je vous donnerai toutes les dates dans un prochain mail. Je tiens à vous préciser aussi qu'ASO (organisateur du Dakar) travaille en ce moment même pour essayer de mettre en place quelque chose pour compenser ce Dakar. Nous n'en savons pas plus pour le moment. Je pense que d'ici trois semaines, nous aurons plus d'infos. Amis, sponsors et partenaires, nous allons, ensemble, pouvoir nous frotter aux dunes… et partir pour de grandes et belles aventures. Annulation du Dakar 2008 Bonjour, Comme vous le savez tous, l'organisation du Dakar nous a tous convoqués vendredi midi pour nous annoncer l'annulation du rallye. Tout était prêt, les vérifications du camion et de la moto étaient ok, tout était au parc fermé et nous étions à 24 heures de la première étape, l'esprit déjà dans la course. De plus, ma motivation était vraiment au top pour ma première participation avec mon propre team. Tout était prêt, géré dans les temps et tout le monde était motivé. A Lisbonne, ce fut la consternation pour tout le monde. Le retour en Vendée s'est fait dans une ambiance morose… comme vous pouvez vous en douter, mais on a tous repris le dessus rapidement. De plus, David Castera (qui gère la partie moto du Dakar) m'a appelé et m'a rassuré sur l'avenir du Dakar, même si le point d'arrivée doit changer. ASO doit d'ailleurs faire quelques annonces d'ici 3 semaines, en tout cas, toute leur équipe est super motivée pour rebondir. J'ai eu la chance de pouvoir m'engager en dernière minute pour la course d'Hossegor qui a lieu dimanche, dernière course de sable avant le Touquet. C'est une épreuve sur le même schéma que l'Enduropale, départ sur la plage et trois heures à fond. Tous les protagonistes à la victoire au Touquet seront présents (Potisek, Demeester, Deudon, Moussé, Paget, …). J'ai repris l'entrainement physique pour le Touquet. Hier après-midi, VTT et aujourd'hui, entrainement en moto dans le sable. Je suis motivé et il me reste encore un peu de temps pour être au top pour l'enduropale le 3 février. Pour la suite, j'aurais plus d'informations à vous donner dans 3 semaines, mais je peux quand même vous dire que je suis impatient de retrouver les dunes du désert. Bonne semaine à tous et à bientôt, Thierry. En route pour le Dakar 2008 Un bonjour de Lisbonne au Portugal où nous avons passé sans problème le contrôle technique de ma Honda 450 et du camion aujourd'hui. Il pleut sans arrêt, le terrain pour la première étape sera obligatoirement boueux et glissant. Cette année, le tracé est comme il faut, c'est-à-dire super dur. Le Dakar, on l'aime quand il est comme ça ! Je suis ravi que cette édition fasse la part belle au sable. Avec mon passé en enduro, ça me rappelle de bons souvenirs ! Les cordons de dunes seront assez longs. Et puis, 6000 kilomètres de spéciales, ça veut dire qu'on sera à l'attaque tout le temps, ce sera difficile. Avec trois soirs sans assistance, il faudra tout gérer … Cette année, mon porteur d'eau Greg Blondel ne peut pas repartir avec moi. Donc c'est un peu l'inconnu, mais je ne stresse pas, je n'en ai pas eu besoin les autres années. Concernant le parcours, je vais me méfier des passages cassants du Maroc. Je vais me remettre dans le bain progressivement, et essayer de monter en puissance au fil des étapes. Je me sens beaucoup plus calme et philosophe qu'à mes 2 premières participations. Cette année, j'ai laissé le numéro 85 pour le numéro 8 (qui reprend mon résultat de l'année dernière) pour 2 raisons principales. La première est que médiatiquement, un petit numéro est mieux suivi par la presse. La seconde est sportive : je vais prendre le départ entouré des meilleurs, donc ça sera plus facile, au moins ici au Portugal, de faire un bon chrono. En effet, l'année dernière, en partant avec les plus gros numéros, j'ai dû slalomer pas mal avec les moins rapides donc on perd du temps et c'est plus dur de prendre un bon rythme. En terme d'objectifs, le premier est de rallier Dakar, puis une place dans le Top 10, voir dans les 5 me rendrait vraiment heureux, mais attention, la route est longue et les meilleurs pilotes du monde sont présents... J'aimerais aussi réussir un podium d'étape. Peut-être en Mauritanie… Concernant les évènements en Mauritanie, nous n'avons pas d'informations précises, surtout des bruits qui courent sur le paddock. Nous avons un briefing de l'organisation demain à 19h00, nous en saurons peut-être plus alors. Prochaine news samedi soir, après la première spéciale, donc à très bientôt. |
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